Les attentats de Paris mettent en lumière « l’obsolescence du 17 »

Lors des attaques terroristes à Paris, les centres d’appels d’urgence de la police ont été surchargés. Un appel à Bernard Cazeneuve est lancé pour réformer son fonctionnement.

French Prime minister Manuel Valls and French Interior Minister Bernard Cazeneuve visit the Paris police command centre in Paris on November 15, 2015, following a series of coordinated attacks in and around Paris on November 13. Islamic State jihadists claimed a series of coordinated attacks by gunmen and suicide bombers in Paris that killed at least 129 people and wounded hundreds more in scenes of carnage at a concert hall, restaurants and the national stadium. AFP PHOTO / ERIC FEFERBERG / AFP / ERIC FEFERBERG

Manuel Valls au centre de commande de la Police Nationale AFP PHOTO / ERIC FEFERBERG / AFP / ERIC FEFERBERG

Il est 19h35, vendredi 13 novembre. Christophe est à la terrasse du restaurant Cella, 9 rue Crussol dans le 11e arrondissement, lorsqu’une Polo noire immatriculée en Belgique se gare devant lui. Le jeune observe ses deux occupants, qui tapotent sur leurs smartphones.

A 21h40, après avoir appris les attentats au Stade de France, Christophe veut alerter la police sur ces individus qui lui avaient semblé louches. Il appelle le 17 « au minimum 80 fois ». Des appels qui restent sans réponse… La salle du Bataclan est à 300 m de là. Moins de dix minutes plus tard, les hommes de la Polo font irruption dans la salle de spectacle et ouvrent le feu sur la foule, faisant au moins 89 morts.

lire la suite…