Cancer : hausses inquiétantes pour certaines tranches d’age !

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Les derniers chiffres sont alarmants en ce qui concerne les risques liés à l’apparition du cancer en fonction du sexe et de la tranche d’age de la personne.

Ces nouvelles déclarations peuvent être dues à plusieurs facteurs : un meilleur dépistage, et des produits tels que les perturbateurs endocriniens qui nous entourent en permanence.

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Des chiffres encore alarmants de nos jours …

355 000 nouveaux cas de cancers estimés en 2012, 200 000 hommes et 155 000 femmes.

L’âge médian au diagnostic en 2012 est de 68 ans chez l’homme et 67 ans chez la femme.

Mortalité :

La mortalité par cancer a diminué au cours des vingt dernières années d’environ 34%. Sur la période 2005-2009, le cancer reste néanmoins la première cause de mortalité chez l’homme et la seconde chez la femme. Le taux d’incidence, c’est à dire le nombre de déclaration pour 100 000 personnes, et malgré tout en constante hausse.capture-decran-2016-10-26-a-14-55-13

En 2012, 148 000 décès par cancer ont été estimés. 85 000 chez l’homme et 63 000 chez la femme. Chez l’homme, le cancer du poumon est la principale cause de décès, suivi par les cancers du côlon-rectum et de la prostate. Chez la femme, le cancer du sein est à l’origine du plus grand nombre de décès, devant le cancer colorectal et celui du poumon.

Survie :

La survie relative à 5 ans varie selon le type de cancer (de 6 à 95 %).
Le nombre de personnes de 15 ans et plus en vie en 2008 et ayant eu un cancer au cours de leur vie est de l’ordre de 3 millions : 1 570 000 hommes et 1 412 000 femmes.

Cancers les plus fréquents chez l’homme :

  • prostate (53 000 nouveaux cas par an – chiffre 2009)
  • poumon (28 000 cas)
  • côlon-rectum (23 000 cas)

Données 2012

Cancers les plus fréquents chez la femme :

  • sein (49 000 cas)
  • côlon-rectum (19 000 cas)
  • poumon (11 000 cas)

Données 2012

Evidemment, cela ne vaut pas pour toutes les tumeurs malignes. Selon des données de l’Institut de veille sanitaire (ex-InVS, désormais Santé Publique France), 21 des 33 cancers étudiés ont vu leur taux d’incidence croître entre 1980 et 2012, six cancers se sont stabilisés et sept ont vu leur incidence baisser.

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Mais ces chiffres ne sont pas valables pour tous les type de cancers :

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Comme on peut le voir su ce graphique, le cancer du sein pour les femmes de la tranche d’age 40-49 ans est en pleine explosion depuis les années 1980. Comme je l’indiquais au début de cet article, cela est dû en partie à l’amélioration des techniques de détection, mais aussi à l’incidence des perturbateurs endocriniens (hormones, produits chimiques …).

Par contre se sera chez les femmes de la catégorie 30-39 ans que les taux sont les plus alarmants !

Le sein est le deuxième cancer le plus fréquemment diagnostiqué en France, derrière la prostate. L’augmentation globale de son incidence masque des situations très variées selon les tranches d’âge. Ainsi, le cancer du sein a-t-il progressé d’environ 60 % chez les 30-39 ans et chez les 40-49 ans, à un âge où le dépistage n’est pas systématisé.

L’incidence baisse en revanche depuis 2002-2005 chez les femmes de 50 à 79 ans, ce qui coïncide avec le quasi arrêt des traitements hormonaux substitutifs de la ménopause, largement prescrits auparavant pour soulager les symptômes gênants de la ménopause et prévenir l’ostéoporose. Depuis l’arrêt de ces traitements, la chute de l’incidence des cancers du sein est spectaculaire : -25 % en moins de dix ans. Une baisse d’autant plus frappante que la généralisation du programme de dépistage et la sensibilisation croissantes auraient dû temporairement augmenter l’incidence du cancer du sein.

Chez les 30-49 ans, cette progression peut dépendre de beaucoup de facteurs, dont certains facteurs environnementaux (exposition à des polluants ou à des perturbateurs endocriniens), bien que cette piste soit controversée en fonction des sources scientifiques.

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Pour la même tranche d’age, chez l’homme, les taux d’incidence sont en forte baisse, mais il ne faut surtout pas crier victoire et baisser notre vigilance dans la détection !

Droit à l’oubli du cancer

Jusqu’à présent, la convention Areas (s’assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé) datant de 2007 permettait d’obtenir une assurance sous certaines conditions, d’âge notamment, et dans des conditions parfois moins favorables que pour le reste de la population. Selon le nouveau protocole, les personnes ayant souffert d’un cancer avant l’âge 15 ans n’auront plus à déclarer la maladie passé un délai de cinq ans après la fin du protocole thérapeutique.

Le délai de référence est de 15 ans après la fin du traitement pour toutes les autres personnes ayant souffert d’un cancer, quel qu’il soit. Une grille de référence, régulièrement actualisée, établira la liste des cancers qui pourront bénéficier d’un tarif d’assurance standard (sans surprime).

« Ce protocole est un signal très fort qui va adoucir un peu la vie de ceux qui souffrent ou ont souffert du cancer« 

Ce nouveau dispositif permettra aux anciens malades de solliciter plus facilement des prêts, d’accéder à la propriété, « de vivre pleinement« , a dit François Hollande. Evoquant une avancée « historique« , Jacqueline Godet, présidente de la Ligue contre le cancer, s’est félicitée de voir ainsi disparaître le « casier judiciaire des malades du cancer« . « Ce protocole est un signal très fort qui va adoucir un peu la vie de ceux qui souffrent ou ont souffert du cancer« , a-t-elle dit, émettant le souhait que ce dispositif puisse être étendu à d’autres maladies graves.

Grille de référence :
Conditions d’accès à une assurance emprunteur dans le cadre du titre IV de la convention, sans surprime ni exclusion de l’affection, par type d’affections
Adoptée par la Commission de suivi et de propositions sur proposition
du groupe de travail « droit à l’oubli »
04 Février 2016

Type d’affections

Définition précise (stade, type de traitements, facteurs de risques)

Délai d’accès
A compter de la fin du protocole thérapeutique1et sans rechute2

Hépatite Virale C

Score de fibrose initiale inférieur ou égal à F2 confirmé par au moins 2 tests non-invasifs ou par examen histologique

  • –  Réponse virale soutenue quel que soit le traitement
  • –  Pas d’épisodes antérieurs d’infection par le VHC
  • –  Pas de co-infection par le VIH, le virus del’hépatite B
  • –  Echographie hépatique normale, sansdysmorphie ni stéatose
  • –  Absence de facteurs de risque 3

48 semaines

Cancers du testicule

Séminomes purs, stade I Séminomes purs, stade II Séminomes purs, stade III

Tumeurs non-séminomateuses ou mixtes, stade I et II
Tumeurs non-séminomateuses ou mixtes, stade III

3 ans

6 ans 10 ans*

6 ans 10 ans*

1 Ce que l’on entend par « date de fin du protocole thérapeutique » : il s’agit de la date de la fin du traitement actif du cancer, en l’absence de rechute, par chirurgie, radiothérapie chimiothérapie effectuées en structure autorisée, à laquelle plus aucun traitement n’est nécessaire hormis la possibilité d’une thérapeutique persistante de type hormonothérapie ou immunothérapie.

2 Ce que l’on entend par « rechute » : il s’agit de toute nouvelle manifestation médicalement constatée du cancer, qu’elle le soit par le biais d’un examen clinique, biologique ou d’imagerie

3 Facteurs de risque : consommation de tabac, d’alcool, de cannabis ou d’autres stupéfiants, obésité [IMC >=30kg/m2], syndrome métabolique, diabète, insuffisance rénale chronique, syndrome dépressif, ou antécédents d’affections psychiatriques.

Cancers de la Thyroïde

Papillaire/vésiculaire, < 45 ans au diagnostic, stade I Papillaire/vésiculaire, < 45 ans au diagnostic, stade II

Papillaire/vésiculaire, 45 ans ou plus au diagnostic, stade I ou II
Papillaire/vésiculaire, 45 ans ou plus au diagnostic, stade III

Papillaire/vésiculaire, 45 ans ou plus au diagnostic, stade IV

3 ans 10ans*

3 ans
6 ans

10 ans*

Cancers du sein

Carcinome canalaire in situ
Carcinome lobulaire in situ
Traitement selon le consensus HAS/INCA réalisé

1 an

Mélanome de la peau

Mélanome in situ ou de niveau I de Clark

  • –  Exérèse complète
  • –  Absence de syndrome des nævi dysplasiques

1 an

Cancer du col de l’utérus

Classe CIN III (ou HSIL) ou in situ
Application d’un traitement de référence en vigueur au moment de la prise en charge et une surveillance selon recommandations HAS

1 an

*La limite de 10 ans négociée pour certaines pathologies lors de l’élaboration de la grille au 31 décembre 2015 correspond désormais au délai maximum prévu par la loi n°2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé au-delà duquel aucune information médicale ne peut être recueillie relative à la pathologie cancéreuse. La loi précitée précise : « Dans tous les cas, le délai au-delà duquel aucune information médicale relative aux pathologies cancéreuses ne peut être recueillie par les organismes assureurs ne peut excéder dix ans après la date de fin du protocole thérapeutique ou, pour les pathologies cancéreuses survenues avant l’âge de dix-huit ans, cinq ans à compter de la fin du protocole thérapeutique. ».

capture-decran-2016-10-26-a-14-59-18Données complémentaires : Survie à 1, 5, 10 et 15 ans des principaux cancers en fonction des tranches d’age de diagnostique :

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Sources : le Monde, e-cancer.fr, Ligue-cancer.net, unicancer.fr